3 piliers nécessaires pour produire professionnellement en home studio

C’est, en autres, en ayant l’idée de cet article, que j’ai souhaité démarrer un blog. Je souhaitais réunir de manière synthétique tout ce que j’ai pu découvrir concernant la composition musicale à travers mes lectures, les cours suivis et les Podcasts écoutés. D’une part pour pouvoir y revenir régulièrement et me rappeler les essentiels et revenir aux bases. Et d’autre part, pour que ce travail titanesque de synthèse puisse aider un maximum de personnes !

Cet article offre une vision résumée de ce qui me parait être les 3 piliers principaux de la production musicale. Autrement dit, la base ! D’autres articles seront rédigés petit à petit pour apporter davantage de détails. Des liens renvoyant vers chacun de ces articles seront progressivement ajoutés à l’intérieur de celui-ci.

N’ayant pas suivi un parcours complet à l’académie, ni même une formation musicale reconnue, j’ai souvent rencontré une difficulté importante lors de mes débuts en composition. Avec quelques notions de guitare, il m’était accessible de jouer quelques riffs ou quelques suites d’accords de chansons connues, mais il m’était beaucoup moins facile de créer quelque chose d’original (tant en termes d’expression personnelle, qu’en termes de créativité). Et, quand exceptionnellement je trouvais un motif (ou une chouette combinaison d’accords), je n’avais aucune idée de comment en faire une chanson complète ! A un moment, tourner en boucle sur la même phrase de guitare, ça devient un peu lourd… Ça vous parle ?

Via les chaînes YouTube, les émissions Podcasts, les lectures et les cours en ligne, mais aussi grâce à l’expérience déjà acquise, j’ai pu identifier 3 éléments incontournables à prendre en compte avant de pouvoir mettre sa chanson en ligne sur les plateformes d’écoute.

Ce sont ces 3 piliers que je compte suivre pour réaliser mon fameux challenge de 2024 (lien vers l’article expliquant ce défi ici). Ce sera l’occasion de tester et d’implémenter concrètement ce que j’ai appris et d’évaluer, au bout du challenge, quels sont les éléments les plus pertinents et ceux qui le sont moins. Affaire à suivre… Et surtout, n’hésitez pas à commenter cet article avec vos propres incontournables de composition.

  • Concevoir la création d’une chanson comme un processus étape par étape.
  • Identifier les compétences plus transversales qui soutiendront la composition et la production de chansons.
  • Comprendre l’outil de base de la musique : le son.

Si vous êtes dans la production musicale, vous aurez probablement découvert et assimilé ce premier point !

Néanmoins, j’aime y revenir régulièrement et me le rappeler pour structurer mon travail. Quand je compose en vue de sortir une chanson, j’ai tendance à m’éparpiller et à partir dans tous les sens. Même si fonctionner de la sorte est inévitable dans un processus créatif, se référer à des balises claires et bien solides s’avère particulièrement utile.

Mais donc, quelles sont ces étapes clés ?!

C’est l’étape durant laquelle l’artiste va poser ses premières idées et expérimentations, pour petit à petit les structurer dans le but d’obtenir la structure générale du morceau. C’est la fondation sur laquelle la chanson sera produite.

En résumé, c’est à ce moment que le compositeur va définir la structure générale du morceau, ainsi que les paroles. A cette étape du projet, il est souvent intéressant de réaliser un préenregistrement (instrument / voix) rapide. Cela sera utile pour garder une trace de l’ambiance qu’on avait en tête au moment où on compose le morceau et pour construire l’arrangement compet de celui-ci.

Bien souvent, c’est ici qu’on prendra la décision de poursuivre la production du titre ou non ! En effet, seules les meilleures idées sont à exploiter… … ou pas ! A vous de voir…

Ici, on passe à l’enregistrement de toutes les parties, en veillant surtout à la qualité de la performance de chaque musicien.

C’est également l’étape ou on va arranger le morceau. Autrement dit, réfléchir à quel instrument va jouer quand et dans quel but ?

Lorsque tout est enregistré et que l’artiste est satisfait du résultat, il est temps de passer au mixage du morceau, puis au mastering et enfin à la distribution/promotion de celui-ci.

J’ai tenté de définir brièvement mais clairement ces trois moments clés, pour que chacun puisse se les représenter et identifier l’étape qui peut poser des problèmes lorsqu’on ne parvient pas à terminer un projet (ce qui peut nous orienter dans le choix des compétences à développer pour surpasser cet obstacle ou cette difficulté).

Cependant, les frontières ne sont pas toujours si franches. Aussi, il s’agit souvent d’un processus itératif, surtout lorsqu’on débute. Il n’est pas rare de revenir en arrière car on se rend compte qu’on aurait pu mieux réaliser une des étapes précédentes, pour un meilleur résultat. Simplement, il faut pouvoir s’arrêter et aller de l’avant sous peine de ne jamais terminer un morceau. L’important est de traverser ces étapes via divers projets pour gagner en expérience et améliorer petit à petit la qualité de ses productions.

C’est ici un élément que j’ai peu retrouvé dans les conseils et les formations trouvés en ligne. Pourtant, j’y tiens beaucoup. Il serait aberrant de penser qu’on maitrise tout ! Même les producteurs les plus expérimentés apprennent toujours de nouvelles choses.

Rester dans cette dynamique d’apprentissage peut permettre de focaliser son attention sur un point spécifique à un moment donné de la production. Par exemple, au moment où on cherche de l’inspiration pour démarrer une production, on peut tomber sur une vidéo YouTube qui traite justement de morceaux qui n’utilise pas la tonique dans la production d’accords, ce qui peut amener l’inspiration initiale nécessaire pour s’y mettre.

Voici ce que j’ai pu identifier concernant les compétences à développer continuellement, en fil rouge tout au long de son parcours de production :

  • Continuer d’apprendre un instrument (son instrument de prédilection ou s’initier à un nouveau)
  • Apprendre l’utilisation de son séquenceur audio (ex. Cubase, Logic Pro, Ableton…), notamment les raccourcis pour fluidifier son travail.
  • Développer son oreille musicale
  • Développer son écriture (pour la composition de paroles)
  • Développer son lexique musical
  • Apprendre à utiliser en profondeur ses VST (instruments & plugins)
  • Développer sa technique de chant

Tout travailler en même temps peut paraitre insurmontable. Et probablement que ça l’est ! Je conseille donc de travailler maximum deux éléments simultanément.

Enfin, last but not least, ce troisième pilier a été pour moi un réel casse-tête à comprendre et à intégrer (et au démarrage de mon projet d’album, ça l’est encore…). En effet, peu de personne développent réellement ce point dans leurs vidéos, cours, blogs, etc… Pourtant celui-ci me semble le plus fondamental !

De mon point de vue, c’est en tenant compte de ce dernier point qu’on va réellement faire la différence entre une production professionnelle et une production amateure !

  1. Les éléments constitutifs de l’input : est-ce qu’on se base sur un instrument réel, sur un oscillateur créant une onde simple ou complexe, sur un son de la vie de tous les jours (verre qui casse, clap dans les mains…) ?
  2. L’enveloppe de ces sons (l’enveloppe ADSR – « Attack, Decay, Sustain, Release »).
  3. Les fréquences fondamentales et les harmoniques.
  1. Des effets et des modulations
  2. Un niveau de volume voulu
  3. des filtres passe-haut, passe-bas ou passe-bande

Cela est primordial lorsqu’on souhaite atteindre un bon niveau de production.

Bien évidemment en démarrant il est compliqué de comprendre chacun de ses éléments et encore plus de pouvoir les incorporer et les manipuler à notre avantage. Mais, dès le départ savoir que tout cela existe, est déjà un fameux point positif pour réaliser le morceau de ses rêves, avec la qualité attendue.

Si je peux m’imaginer le son que je souhaite atteindre au début d’une production, je pourrai prendre chacun de ces points en revue. Comment je sais, dès le départ, à quel son je souhaite arriver ? Cela se travaille petit à petit.

En faisant des essais et erreurs, en écoutant beaucoup de musique et en les utilisant comme référence, en précisant ses goûts et les émotions qu’on souhaite faire passer, etc…

Ces éléments constitutifs d’un son ne sont pas essentiels qu’au départ du projet. Ils seront également utiles pour arranger le morceau, le mixer et le masteriser. Fondamentalement, la musique c’est du son bien organisé !

Comme je le disais en introduction, ce sont des piliers que j’ai synthétisé à la suite de cours, de vidéos et de Podcasts suivis. J’ai pu les tester sur quelques petits projets, mais pas encore à grande échelle. C’est donc, entre autres, sachant cela que je vais me mettre à la composition de mon album (voir challenge 2024 expliqué plus tôt dans l’article). A l’issue de cette aventure, ce sera l’occasion de faire le point et d’évaluer ces piliers. Verdict début 2025 donc…

  • Définir du temps, dans l’agenda, pour continuer d’apprendre. Par exemple, 3×30 minutes d’instrument et 2×20 minutes d’ear training. Et varier les apprentissages en fonction des besoins rencontrés.
  • Lorsqu’on a une idée de départ ou qu’on se met devant une page blanche pour composer, se projeter dans le projet. Autrement dit, définir le cadre, composer un brouillon du morceau et l’enregistrer (éléments repris dans la préproduction).
  • Être au clair sur les types de sons souhaités dans le morceau.

Et vous, vous feriez quoi ?

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