Théorie musicale pour débutants : s’approprier cet outil absolu pour développer ses morceaux

Si vous lisez ce blog, c’est probablement que l’une de vos plus grandes frustrations est de ne pas réussir à sortir d’un Loop de 4 ou 8 mesures. Je me trompe ?

Ou peut-être est-ce le fait d’avoir eu une super idée en jouant de la guitare, mais de pas savoir comment l’exploiter !

Hier, je suis tombé sur un de ces sondages YouTube qui interrogeait les abonnés : « Quel type de contenu aimeriez-vous voir davantage ? ». Bien que je ne suive plus vraiment cette chaîne, la curiosité l’a emporté et j’ai consulté les résultats. Sans surprise, comme dans la plupart de ces enquêtes, c’est l’option « songwriting » qui remportait le plus de suffrages.

Et ce n’est probablement pas un hasard. En réalité, je suis convaincu que pour les musiciens amateurs qui n’ont jamais fait de solfège ou qui n’ont pas été beignés dans un environnement musical, c’est la plus grande frustration. L’inspiration se présente, on aboutit à une chouette idée, on la fait tourner en boucle et puis… le néant. Alors on commence à chercher sur YouTube avec des mots clés du genre : « comment terminer une chanson », « comment extrapoler un loop » ou encore « comment finir ses compos ».

En tout cas, pour ma part, ça a été (et c’est toujours en partie) l’une des plus grandes difficultés lorsque j’ouvre Cubase. En ce moment, j’ai une super intro et un bon son, mais je galère à dépasser cette étape. Comme je suis bloqué, j’essaye un peu tout ce que j’ai en tête : écouter des tracks de référence, dupliquer mon loop et trouver des sonorités complémentaires, jouer complètement autre chose…

L’astuce des pros pour finir leurs morceaux sans trop de tracas

Pourtant, lorsque je regarde des compositeurs plus avancés, ça ne semble jamais être une réelle difficulté pour eux. Bien sûr, il leur arrive de tester, de s’interroger ou de revenir en arrière, mais les obstacles ne semblent pas aussi complexes à dépasser. Certains disent qu’ils entendent une idée alors que d’autres testent pour réécouter. Quoiqu’il en soit, la difficulté ne leur est pas insurmontable.

Ce qu’ils ont en commun, c’est une boite à outils qui contient toutes les solutions. Il leur suffit alors de pêcher dans ces solutions celle qui semble être la meilleure par rapport à leur contexte musical et leur problème, puis hop, c’est réglé !

Je pense que le manque de bases en théorie musicale constitue l’obstacle majeur pour les débutants en composition. Sans une compréhension des concepts fondamentaux tels que le solfège, les notes, les accords, les gammes, le rythme et l’harmonie, il devient difficile d’avoir de l’assurance dans la structuration de ses morceaux, dans l’harmonisation des mélodies, etc…

Sans cette boite à outils qu’est LA théorie musicale, la composition peut se transformer en un processus d’essais-erreurs fastidieux, où on ne comprend pas réellement ce qu’on joue ou ce qu’on veut composer. Il n’y a donc pas d’intention possible, la réussite n’est que le fruit du hasard.

Seulement, cette théorie musicale n’est franchement pas sexy au premier abord. Si j’écris cet article, c’est parce qu’il m’a fallu longtemps avant de me plonger dedans (sans mauvais jeu de mot). Mais une fois le premier pied mis dans cet engrenage, je dois bien dire que j’en suis devenu accro, complètement passionné. Si seulement je m’y étais mis plus tôt…

La théorie musicale sans prise de tête : comment l’intégrer facilement ?

Il est vrai qu’au premier coup d’œil, apprendre cette théorie peut paraitre intimidant. Il y a tellement de choses à connaitre qu’il n’est pas simple de savoir par où débuter.

Et puis, il y a toujours cette petite voix dans la tête qui nous rappelle gentiment qu’on ne vise pas à devenir le prochain John Williams et que ce n’est pas si important que ça. Après tout, on a bien appris quelques accords à la guitare nous permettant de jouer la plupart des chansons, pourquoi donc se faire autant de mal avec cette théorie ?!

En réalité, nul besoin de maîtriser toute la théorie d’emblée. Quelques concepts clés suffisent déjà à débloquer une multitude de situations. D’ailleurs, dès qu’on assimile certains mécanismes fondamentaux ou qu’on saisit enfin ce qui rend un refrain si captivant, on a cette sensation dingue d’avoir acquis un peu de magie.

Alors voilà quelques conseils pour vous permettre, vous aussi, d’accéder à ces outils magiques :

1.      Rendre l’apprentissage ludique

Ce premier point coule de source. Il est tellement évident que je vous entends d’ici vous dire un truc du genre : « oui, ok, mais encore… ? ». Et vous avez raison !

Mais j’ai remarqué que même si on entend souvent ce conseil, il n’est que peu mis en application. Ou, justement, on cherche une application qu’on peut vite installer sur son téléphone et on s’arrête là.

Passer des heures à trouver LA bonne application ou installer une application et finalement ne pas l’utiliser rend encore moins facile l’accès à l’apprentissage de la théorie musicale.

Alors dans cet article, je ne vais pas vous renvoyer vers une application ou une autre. En effet, chacun a ou aura des besoins différents et aucune application ne peut convenir à tout le monde. Ce que je vous propose davantage, c’est de garder ce point de vue ludique dans un coin de votre tête pour l’appliquer aux conseils suivants. Et, en combinant ces quelques conseils, vous verrez que la théorie musicale n’est pas si inaccessible que ça peut paraitre.

2.      Apprendre le M.N.V.

Oui, il parait que c’est claaaasse d’utiliser des acronymes pour susciter l’intérêt du lecteur…

Bref, MNV signifie le Minimum Nécessaire Viable.

Le truc quand on débute dans la musique, c’est qu’on ne sait pas trop bien par où démarrer. Et ceci est vrai, d’autant plus si vous souhaitez produire vous-même vos morceaux. Il y a tellement de choses à connaitre, à savoir faire et à maitriser, que la tâche de réaliser un morceau de A à Z est si titanesque qu’on peut se sentir submergé.

Dans un précédent article, j’ai rapidement évoqué le concept de « Lean Learning ». On pourrait traduire ce terme en français par « apprentissage optimisé ». Dans ce cadre, « optimisé » signifie que le processus d’apprentissage est ajusté et affiné pour atteindre un objectif précis. Et ce, en utilisant le minimum de ressources (temps, énergie, effort) pour aboutir au maximum de résultats pertinents.

Appliqué à l’apprentissage de la théorie musicale, on pourrait dire que c’est apprendre la bonne chose, au bon moment, lorsqu’on en a besoin.

Le truc, c’est qu’on ne sait pas ce qu’on ne sait pas. Dès lors, comment savoir quoi et quand apprendre ? Tout semble si important !

Les modèles d’IA peuvent ici nous rendre un sacré service, même les versions gratuites. Voici à quoi pourrait ressembler un prompt intéressant : « – agis comme un professeur de musique talentueux et bienveillant envers ses étudiants. – je rencontre cette difficulté : (ex. je ne sais pas faire évoluer ma progression d’accord). – quel serait l’apprentissage numéro 1 en théorie musicale que je devrais maitriser pour me faire avancer dans mon projet selon la loi 80/20 de Pareto ?. – Donne-moi l’apprentissage principal que je dois maitriser ».

Le principe est relativement simple. Pensez à toujours revenir aux fondamentaux !

3.      Voyez la théorie musicale en toute simplicité

Il y a quelques années, je n’avais aucune base en théorie musicale. La première chanson que j’ai composée m’a pris une année complète, parce que je n’avais aucune idée de comment la faire évoluer. Pendant des jours entiers j’ai cherché des infos pour avoir un accès facile. Je n’avais aucune envie, à l’époque, de tout apprendre. Je voulais juste terminer mon morceau.

Finalement, après des jours et des jours de recherche, je suis tombé sur une chaine YouTube qui a changé les choses. Bien sûr, ils ont des vidéos super intéressantes. Mais celles-ci sont en anglais et il est possible que ce ne soit pas votre truc. Et puis, comme toujours avec YouTube, on risque de tomber dans le piège de vouloir tout regarder et perdre l’intention initiale d’apprendre en simplicité.

Au-delà de leurs supers vidéos, ils ont aussi un lien vers un livre qu’ils mettent à disposition (toujours disponible à l’heure où j’écris cet article). Ce livre s’appelle « 12 music theory hack to learn scales and chords”. Ce livre est d’une simplicité incroyable et en 30 minutes, vous aurez capté l’essentiel de ce qui est important à connaitre en théorie musicale pour composer vos morceaux.

Alors vous me direz : « oui, mais c’est aussi en anglais ! ». Et, une fois de plus, vous aurez raison ! Mais, ce que vous recevez n’est autre qu’un document .pdf… Vous pourrez dès lors traduire extrêmement facilement son contenu et maitriser le nécessaire.

Vraiment, en toute simplicité.

4.      Un concept à la fois

Faisons bref, faisons bien !

Au cas où mon propos ne serait pas tout à fait clair, ce point a pour but de synthétiser les choses.

Si les 12 hacks du livre présenté dans le point précédent peuvent se lire en 30 minutes, vous pouvez aussi décider d’en lire un à la fois et puis, de l’approfondir.

Il n’est pas toujours nécessaire de tout maitriser. Ayez une vue d’ensemble de ce qu’il est possible de connaitre en théorie musicale, puis creusez point par point ce qui vous semble pertinent pour votre propre cheminement musical.

Avoir une vue d’ensemble permet de prendre conscience de ce qu’on ne connait pas et donc de pouvoir mieux cibler les apprentissages lorsqu’ils sont nécessaires.

Un pas à la fois, en connaissance de cause. Ne voyagez pas à l’aveugle et explorer ce que vous avez besoin d’explorer au moment où ça vous semble intéressant de le faire.

Quelles transformations peut-on viser en connaissant un peu plus de théorie musicale

Les bénéfices qui résultent d’une meilleure connaissance de la théorie musicale sont évidents et relativement nombreux. Apprendre stimule le cerveau. Ce résultat à lui seul mérite toute notre attention.

Mais mon propos se veut davantage connecté au champ qui nous intéresse : la musique. Quels seraient les bénéfices musicaux à apprendre les bases de la théorie musicale ?

Tout d’abord, il est clair que la confiance s’en verrait soutenue. Démarrer un projet et savoir qu’on a les compétences pour le terminer, quel que soit les difficultés qu’on va rencontrer, c’est toujours intéressant.

Et si la confiance est là, on pourra alors ressentir plus de liberté. En effet, la théorie musicale nous offre alors un cadre de compréhension dans lequel on peut s’exprimer, jouer. Comprendre ce que l’on fait nous permet de développer nos intentions. « Et si je faisais ça pour qu’à ce moment ce soit plus cette émotion qui apparaisse ? » ; « j’ajoute encore un peu de tension pour que la résolution du refrain soit grandiose ! »…

Et c’est à partir de ce moment là qu’on peut réellement s’amuser à créer. L’amusement étant l’un des piliers fondamentaux de la motivation, voilà une belle opportunité pour développer ces aspects.

Enfin, en maitrisant la base nécessaire en théorie musicale, on pourra alors laisser exprimer davantage notre créativité. Nos choix artistiques seront plus naturels, plus délibérés. Et ça, c’est la claaaasse !

Et maintenant ?

Pour faire simple, maintenant c’est à vous de jouer !

Analyser vos frustrations et découvrez ce que vous pouvez apprendre de la théorie pour dépasser cet état. Prenez le temps de rendre ludique cet apprentissage et expérimenter les résultats possibles dans vos propres projets.

Et puis, téléchargez ce livre ! Il vous permettra d’avoir une idée bien globale et concrète des fondamentaux à maitriser en théorie.

Puis, si vous n’êtes toujours pas convaincu, pourquoi ne pas laisser un commentaire avec vos frustrations et vos questionnements ? Partager c’est aussi faire un pas vers la résolution des difficultés 😉

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